G. Gagliano à propos de l'IE

Après la guerre froide, la finance et les marchés ont pris une plus grande importance dans la détermination des relations entre les pays; Cependant, il a fallu longtemps à l'élite française pour être convaincue de l'existence de la «guerre économique» et pour définir une culture propre dans le domaine de l'intelligence. C. Harbulot et P. Baumard ont insisté sur la nécessité de reconsidérer les activités de renseignement et de les appliquer dans l'économie nationale, Surmonter la connotation négative que le «renseignement» avait. La recherche, le traitement et la diffusion de toute information qui peut être considérée comme stratégique est la seule formule sur laquelle nous pouvons compter pour faire face aux derniers défis posés par la mondialisation. Entre 1992 et 1994, l'expression «intelligence économique» est entrée officiellement dans le débat public français sur la compétitivité nationale, ainsi que la demande d'intervention publique dans l'économie nationale. Harbulot et Baumard continuaient à recommander la recherche systématique et l'interprétation des informations disponibles à tous, montrant une nouvelle façon d'interpréter les marchés. La nouvelle approche est différente de l'intelligence traditionnelle par la nature de son champ d'application (information ouverte); La nature de ses acteurs (insérés dans un contexte collectif de culture de l'information) et ses spécificités culturelles (l'économie de chaque nation génère son propre modèle d'intelligence économique).